Mercredi 6 janvier 2016

On a décidé de ne pas prendre la voiture. Les courbes, les montées… Un peu la flemme. Ainsi part-on découvrir le petit cap entre l’Anse Noire et l’Anse Dufour. On voit passer nos deux nouveaux voisins en kayak. Ils avancent sans effort.

Sur le chemin du Cap Salomon
Sur le chemin du Cap Salomon
Pour nous, c’est plus dur. Les chemins se multiplient et quand on passe l’Anse Dufour, la piste vers le Cap Salomon s’avère compliquée : des cailloux partout et surtout ça grimpe très fort, il fait très humide, la végétation luxuriante est oppressante. Deux retraités nous dépassent tout en nous proposant de les suivre. Ils vont bien trop vite. On montera au point de vue, on continuera un peu plus mais au final on fera à peine deux kilomètres en plus d’une heure.
Pour célébrer cet exploit, on ira manger Chez Nini sur la plage. On s’abrite là car il pleut. La journée est très chaude mais pas ensoleillée.
On attend des plombes pour manger. C’est comme cela tout le temps ici. Ça joue un peu sur les nerfs de tout le monde. Les acras arrivent. Puis une assiette créole avec encore des acras et des boudins.

L'Anse Dufour
L’Anse Dufour
Ensuite, on se repose sur la plage (une dame âgée toute bronzée nous propose des excursions en bateau. On regarde un peu son cartable très usé mais on n’est pas convaincu. Elle non plus d’ailleurs car elle part finalement sans rien dire.). Puis on rentre chez nous.
L’après-midi, on passe chez Joséphine, au domaine de la Pagerie où elle est née. C’est fermé. Et il n’est que 16h30. On finira du coup à l’Ecomax des Trois-Ilets pour les courses. Ça a l’air d’un Lidl local avec des cartons à la place des sacs et des rayons à moitié vides et agencés n’importe comment. il n’y a pas de viande ni de poisson frais, tout est surgelé. Les fruits et les légumes sont un peu déprimants…
En rentrant on passera prendre l’apéro chez nos anciens voisins. Ils sont dans l’arbre. On les appelle d’en bas en frappant une bouteille de rhum Clément. Elle nous fait signe de monter. D’abord des escaliers, ensuite une passerelle suspendue, puis la terrasse avec des hamacs. À nouveau on discute, on mange (des restes des acras, du jambon de Noël fumé…) et on voit passer plusieurs fois un opossum (le lendemain, ils nous diront qu’il ne s’agissait pas d’un opossum mais de rats au plutiel…). Il monte par les câbles du monte-charge. Le nuit tombe et avec elle les bruits des petites bêtes se réveillent. Au fond, on entend la mer. On rentre chez nous et on dine de cordons bleus surgelés…

Panoramique de l'Anse Dufour
Panoramique de l’Anse Dufour

Author: Rafael

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