Dimanche 10 janvier 2016

Le dernier jour.
Le dernier bain.

Rafa au solarium
Rafa au solarium
La plage est encore déserte. Il n’est que 8h. On traine des pieds. On va au ponton. On fait un dernier coucou à Albert le canard. On parle un peu avec les voisins lillois. On va au solarium. Claude arrive. Ça sent la fin. À 11h30 on reçoit notre poulet boucané pour la route dans un sac en plastique bleu, et on doit monter dans le 4*4. D’abord on charge les valises. Moi devant avec la poubelle et le verre. 25% de pente au moins à grimper et on est sur le parking. Claude nous dit : « À l’année prochaine ! » et s’en va. Et nous ? Cyrille regarde une dernière fois l’Anse Noire, les voiliers et FdF au loin.
On dépose la bouteille de jus vide chez Bébert (du soleil dans vos verres). De la musique sort de sa cabane en bois mais tous les volets sont encore fermés.
On arrive à la route principale. On vient de se rendre compte que l’on a oublié notre bouteille d’eau Bobble avec son bouchon bleu ciel… mais on ne fait pas demi-tour. Pas envie.
Aux Anses d’Arlet, pause à La Poste pour envoyer la carte postale pour les parents de Cyrille. Elle est au bord de la mer. On continue vers Le Diamant. La voiture sent déjà le poulet boucané. Elle a du mal dans les côtes, on monte en première. Au loin on distingue Sainte Lucie sans problème. C’est une longue tache noire, très irrégulière, très abrupte.
À Sainte luce on va chercher les meilleurs acras jamais goutés. mais il est trop tard, la dame a déjà tout vendu. Je prend une terrine de crabe-avocat et deux blanc-mangers cocos et goyave. Mais Cyrille a besoin d’acras… Un peu plus loin, à la sortie de la ville, dans un rond-point on trouve une cantine locale. On achète des acras, ainsi que de jus de canne à sucre.
Sur la route du Marin, on s’arrête sur une aire de pique-nique en bord de mer. Une table est libre sous un carbet, on s’y installe dans un coin. Avec les acras, la terrine, un peu de riz, le poulet boucané et les desserts, c’est un festin. Un martiniquais sympa nous demande s’il peut prendre l’autre moitié de la table. Il arrive avec une nappe, des assiettes, une énorme salade de pates et toute sa famille. Son épouse vient du Congo. Ils se sont rencontrés là-bas quand il travaillait sur place. Ils ont deux enfants, un bébé de quelques mois et un plus grand très timide. Il y a aussi les parents d’elle. Ils sont venus en vacances du Congo. On parle de la Belgique, du Matongé qu’ils ont connus plus jeunes, des embouteillages de l’île, du temps et surtout de la course de yoles à Sainte Anne, leur destination, et de comment le monde peut être parfois petit, très petit. Avec le sentiment d’une très belle rencontre nous reprenons la route. Le Marin, Le Vauclin, Le François, Le Robert… On essaye de s’arrêter sur plusieurs caps mais on ne trouve pas de bons endroits. À Le Robert on s’arrête quelques minutes. La baie est grande mais tout est désert. On fait demi-tour. On s’arrête sur une petite aire. Un petit poste fait des grillades. Là il ne leur reste que des boissons. Un thé glacé et un jus de canne. On apprécie la vue. Les deux femmes du petit kiosque rigolent avec 4 mecs qui viennent d’arriver pour prendre une bière. Ça blague en créole.

Vue depuis Ducos
Vue depuis Ducos
En repartant on s’arrête pour laver la voiture quand même, les chemins de terre l’avait laissé très sale… On veut s’arrêter à un lac de barrage qui est en route. on essaye de le contourner, mais ce n’est pas possible. On manque d’idée pour tuer le temps. Je demande à ce que l’on s’arrête à Ducos. A côté d’une école primaire et de la gare routière, on a une belle vue sur la baie de FdF. On attend. On parle du retour, du futur, on partage nos peurs et nos envies…
Puis il faut remettre les jeans et les baskets, ce qui n’arrange pas nos états d’âme. On fini par rentrer vers l’aéroport. pause avant chez Total pour faire le plein. Toujours pas de tarifs de carburant d’affichés…
Le mec de la location de voiture nous attend déjà. Il pue l’alcool… Une reconnaissance sommaire du véhicule et il repart.
Nous on rentre dans l’aéroport. Il fait nuit noire.
Dans la file pour l’enregistrement on se désespère de la lenteur des hotesses. Cyrille papote avec une dame aux lunettes créatives (on en a vu quelques modèles pas mal par ici – ça doit être à la mode).
On ressort, on boit un coup dehors. On hésite à passer au Burger King mais on craint le manque de « fast » dans le terme de fast-food…
On rentre et on fait les quelques boutiques. Beaucoup de rhum, d’épices et de nappes aux rayures créoles.
On arrive à la porte. On attend. Le vol a du retard. D’un côté et de l’autre de l’aéroport de nouveaux vols pour Orly. ils sont tous partis avant nous.
Cyrille a de nouveau bien choisi les sièges. On est juste tous les deux avec un large couloir.
Le vol est agité. On commence par un dîner dégueulasse (poulet). On essaye de dormir. Les lumières sont au minimum et les volets fermés.
Le petit déjeuner n’est pas mieux. Au moins on a deux tulipes pas mal comme stewards…
Orly terminal Sud. Le contrôle des passeports n’en fini jamais. Seuls deux guichets sont ouverts pour tout le terminal…
On récupère nos valises et on prend l’Orly-val. A Orly Ouest, on cherche les objets trouvés. Ils sont fermés jusqu’à 14h. Du coup on va manger au Monop’ en face. Encore dégueulasse.
On retourne au guichet, et là le monsieur n’est pas très bavard. Avec ses cheveux roux, ses lunettes années 80 et sa cravate dans la poche de sa chemise, il ne respire pas la joie de vivre. Mais il a notre Swatch oubliée à la sécurité au départ. C’est cool !
Puis RER, Gare du Nord, lounge Thalys. Passer les nouveaux portiques et dormir jusqu’à la Gare du Midi. Ici taxi pour la maison car on n’en peut plus.
Et c’est noir.
Et froid.
Puis HOME SWEET HOME…

Baie du Robert
Baie du Robert

[codepeople-post-map]

Author: Rafael

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *